Fleuron de l'informatique française, le MO5 sort en 1984. Il est doté d'un processeur 8 bits Motorola 6809E cadencé à 1 MHz. Sa ROM est de 16 Ko et il est doté de 48 Ko de RAM, dont 32 Ko libres pour l'utilisateur. Ses capacités d'affichage sont de 320x200 pixels en 16 couleurs pour le mode graphique .
Le M05 est capable d'afficher 25 lignes de 40 caractères. Son mode graphique est tout à fait convenable : 320 x 200 points et 16 couleurs. Il ne dispose cependant pas de sprites, mais l'utilisateur peut redéfinir lui-même 128 caractères graphiques. L'originalité du M05 se manifeste essentiellement dans sa possibilité de réaliser des incrustations vidéo, c'est-à-dire mélanger des lignes de texte ou de graphisme programmé à une image vidéo, par exemple celle du téléviseur. Il est toutefois nécessaire, pour y parvenir, de posséder une interface dite d'incrustation, proposée en option (490 F). Il existe en outre une «carte à numériser» (1 127 F) qui permet de restituer sur imprimante l'image produite par une caméra vidéo et de sauvegarder cette image sur cassette. Le M05 peut également être utilisé comme un terminal Minitel couleur, grâce à une interface vidéotex (1 750F). Les possibilités sonores, médiocres en version de base, peuvent être améliorées par l'adjonction d'une extension offrant quatre voix et cinq octaves (570 F).
Alors que sa distribution est restée confidentielle en dehors de l'hexagone, en France, le MO5, comme son grand frère le TO7, a participé à un programme national d'équipement informatique d'établissements scolaires et d'enseignement au début des années 1980 en France : le plan informatique pour tous.
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