"Révolution !! C'est de ça que ce livre parle. Imagine le comme le biopic d'une femme réelle qui est sur le point de lancer une vraie révolution américaine."

Ces quelques mots de Brian Micheal Bendis dans l'introduction du scipt qu'il a livré à son dessinateur sont un bon résumé. Le génial auteur de la fabuleuse série Powers travaille à nouveau avec le dessinateur/encreur/coloriste Alex Maleev avec qui il avait déjà fait, entre autres, Halo : Uprising, Daredevil, Spider Woman... Mais cette fois c'est publié chez Icon (filiale de Marvel destinée à des oeuvres de type indé), comme Powers, par C. B. Cebulski (qui est à l'origine du personnage de CB dans notre BD, suite à une rencontre avec Thomas au festival d'Angoulème ;-)).

Il faut dire que Scarlet et bien loin de l'univers Marvel. On est dans notre bon vieux monde, un monde cassé et que personne ne veut réparer. Scarlet a les boules et elle a ses raisons. Sa jeunesse innocente a été interrompue par le meurtre de son petit ami par un flic ripou, et elle s'en est sortie de justesse. Mais au lieu d'accepter bien gentiment que "c'est comme ça, ma pauvre Lucette", Scarlet dit "Stop". Elle va changer les choses, et comme elle le dit si bien, "Si le monde doit brûler complètement pour que les "fuckers" apprennent à arrêter d'être des "fuckers", alors c'est ce qui va arriver".

La première page du comic nous montre Scarlet en train d'étrangler un homme dans une sombre ruelle de Portland. Alors qu'on se demande qui est ce pauvre gars, Scarlet nous répond. Elle s'adresse directement à nous, le lecteur. Et pas seulement pour nous donner des explications, nous raconter son histoire, mais aussi pour partager ses doutes, ses interrogations, ses émotions. Comme un personnage de film s'adressant à la caméra, elle nous regarde, nous questionne, nous prend à témoin, puis nous entraîne dans sa vengeance et sa révolution.

Le style graphique très particulier employé par Maleev est tout à fait adapté au récit et l'ambiance. On dirait souvent de la photo retouchée plus que du dessin. En tous cas certaines planches sont superbes. Ce recueil de 144 pages propose aussi des couvertures alternatives, le script complet du premier épisode, et un sketchbook. Mais c'est surtout pour l'excellente histoire et le personnage fascinant que Scarlet est une petite merveille à ne surtout pas rater ! (Et en option, vous pouvez suivre @brianmbendis sur Twitter)


| < Précédent | Suivant > |
|---|




Programme moi un mouton.


Commentaires