Et non, perdu, cet article ne parle pas de Borat ! J’ai fini de lire Heat Wave, le roman du célèbre Richard Castle, héros de la série éponyme. Non je ne plaisante pas, je l’ai vraiment lu. ABC a eu la bonne idée de faire éditer le roman dont on entend parler tout au long de la première saison, et c’est vraiment sympa de pouvoir le tenir entre ses mains !
On reconnaît la couverture qu’on a déjà vue dans la série, une photo de Rick Castle, « l’auteur », figure au dos du bouquin, et des citations de James Patterson et Stephen J. Cannell viennent donner un vernis réaliste à tout ça. Ces deux derniers font régulièrement des apparitions dans la série où ils jouent leur propre rôle. Cannell, à qui l’on doit (en tant que producteur ou scénariste) des séries comme l’Agence tous risques, 21 Jump Street ou Rick Hunter (entre autres), est d’ailleurs décédé ce 30 septembre d’un cancer de la peau, RIP, snif.
Mais revenons-en au contenu lui-même. Il s’agit d’une petite intrigue sympathique comme on a l’habitude de les voir dans la série, avec peut-être un chouia d’originalité en moins. La narration suit le même canevas que les épisodes : les détectives amassent les indices, interrogent les suspects, et notent tout sur leur sacro-saint tableau blanc. Bref, on se croirait presque en plein épisode, pour peu qu’on soit capable de remplacer un nom par un autre. Et ce n’est pas difficile : Nikki Heat est à peu de choses près la réplique exacte de Kate Beckett, de même que les personnages d’Esposito et Ryan. Castle devient quant à lui Rook, un journaliste qui suit la détective pour faire un article sur elle. Si on regrette qu’il n’y ait pas plus de ces petites répliques fabuleuses que Castle lâche régulièrement dans la série, on se régale d’avoir un aperçu de ce qui se passe dans la tête de notre héros. Et je parle bien de Castle, pas de Rook, si vous me suivez. Car c’est là que l’expérience fonctionne très bien et que le prolongement de la série se fait. On tient un livre écrit par Castle, ce qui veut dire que c’est sa vision personnelle bien que romancée de ce dont il est témoin au quotidien dans l’équipe de Beckett. On parvient donc à saisir à travers ce bouquin comment il perçoit la détective et ses équipiers, ce qu’il espère, ce qui l’énerve, ce qu’il aimerait peut être faire mais n’ose pas dans la réalité (enfin la réalité de la série, pas la notre… on se croirait presque dans inception ou je rêve ?). Au delà du tour incroyablement plus physique que la relation Nikki/Rook prend dans la version fantasmée de Castle, riche de sens, certaines scènes donnent notamment un aperçu de la façon dont il vit son exclusion de certains moments clés des enquêtes.
Bon, pas de quoi faire une analyse psychologique complète d’un gars qui n’existe même pas, mais néanmoins une manière agréable de prolonger le plaisir de la série, le soir dans son lit, ou pourquoi pas dans un bain à bulles comme les aime Kate/Nikki…
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