On vous avait déjà parlé de la vision de Boulet sur la suprématie à venir des geeks, mais voici que le concept est maintenant étayé par des statistiques et discuté dans le très sérieux New-York Times. Mais doit-on vraiment s’en réjouir ?
Quand on sait que la quasi-totalité (97%) des petits français âgés de 6 à 11 ans consacre leurs loisirs aux jeux vidéo sur console (étude TNS Sofres), que des jeux comme WoW ou GTA 4 se vendent à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et qu’un peu partout dans les pays développés ou en voie de développement , la geekitude est en passe de devenir à la mode, les geeks devraient être satisfaits de cette reconnaissance tardive de l’adoption de leur mode de vie et de leurs loisirs par le plus grand monde.
Toutefois, en y regardant de plus prêt, cela peut également signifier la fin de la geekitude. Non, non, ce bon vieil Hub n’est pas tombé sur la tête, je vous l’assure. Suivez mon raisonnement : être geek, c’est effectivement être fan de fantastique, de science-fiction, de technologie… mais c’est également être différent des autres. Souvenez vous, quand vous étiez au collège, vous étiez surement le seul geek de votre classe, ou, au mieux vous faisiez partie d’une petite bande de geeks de 3 ou 4 a venir travailler sur les MO5s du collège le mercredi après-midi ou à vous retrouver autour d’une table avec des D20 plein les mains à la pause déjeuner.
Imaginez maintenant que la moitié de votre classe ait les mêmes centres d’intérêt ou les mêmes habitudes, que votre prof de Français vous fasse étudier Bordage au lieu de Balzac, que votre prof de sport vous entraine à PES ou Gran Turismo ? Pensez vous réellement que la notion de geekitude survive une fois qu’elle sera devenue la norme ? Peut-être devrons nous nous diriger vers une catégorisation des geeks afin de préserver cette identité (les cyber-geeks, les RPG-Geeks, les Geeks-SF…) ou alors, nous devrons envisager de trouver un nom pour identifier et qualifier les non-geeks, ceux qui préféreront aller faire de la rando au lieu de jouer à des jeux-vidéo, qui écouteront des CDs ou des vinyles au lieu des MP3s et qui lieront Proust au lieu de Tolkien.
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Certains geeks vendent leur ram au diable

Commentaires
La curiosité et la boulimie font définitivement partie du profil geek. L"envie de découvrir, mais aussi d'approfondir, d'aller creuser, voir en coulisses, entre les lignes, de l'autre côté du mûr, tout ça ^^.
Tolkien n'est que la partie émergée de l'iceberg quand on parle de fantasy, et c'est pareil pour tout le reste. Connaître la fantasy c'est pas avoir lu Tolkien, c'est avoir lu tout le reste, avoir joué aux JDR, avoir des bouqins d'illus, etc...
Je vous plussoie !
Le Geek n'est pas un "utilisateur", en ce qui concerne la technologie, c'est aussi une personne qui veut savoir comment ça marche.
A+
(Pour finir avec ce sujet, je préfere quand même mon fidèle lecteur mp3 et mon pc, mais c'est parce que je suis musico-cyber-geek^^)
Le geek ne se limitera pas par exemple à un seul rpg. L'essence même du geek c'est la boulimie, la soif d'apprendre pour assouvir son imaginaire et sa curiosité. Et tous ces paramétres ne sont pas dut à des phénomènes de mode mais à une certaine éducation et à la sociétée.
Il y aura toujours le geek de chez geek qui se demarquera car il sera là pour brutaliser les codes imposés au speudo-geek.
Une nouvelle génération de geek naitra avec ses propres codes et ses propres références culturels.
Et oui un jours on sera depassé!
Mais ne vous inquiétez pas les geeks ne sont pas prés de disparaitre.
Etre geek ca n'est pas seulement enchainer les heures de jeu sur Wow, c'est aussi faire du RP des IRL, ce genre de truc.
Etre geek ca n'est pas seulement lire les Harry Potter, c'est aussi Lovecraft Azimov Tolkien (et j'en passe!).
Etre Geek Ca n'est pas seulement allumé son PC ou sa console et joué bêtement dessus, c'est aussi comprendre comment ça marche, programmer, dévellopper créer...
Je pourrai continuer longtemps comme ça, tout ça pour dire que je ne pense pas qu'on ai les connaissances suffisante pour être geek à six ans (demandez leurs ce qu'est un bit par exemple, je vous laisse immaginer leurs définition). J'admet que j'ai un peu éxagerer le truc en montrant une vision élitiste du geek, mais je maintiens que ce ne sont pas des geeks, bien qu'ils aient de grandes chances de le devenir par la suite. Enfin je parle bien entendu a titre personnelle, ça ferai un bon débat sur le forum non?